Etrange sensation, celle qui persiste, plusieurs jours après avoir refermé le livre de Lucien Guissard.
Lucien Guissard aux Editions Eole

Rien de démesuré, pourtant, dans ces pages qu'on lit d'un trait : l'écriture est belle, sans fioriture, le style évoque une promenade au crépuscule, paisible et mélancolique. On s'agace même, parfois, de l'obsession de l'auteur à tout ramener au petit, à la dimension d'une main d'enfant, comme si tout, dans sa vision d'un terroir qu'il décrit à touches précises, devait rassurer, contraster avec son itinéraire personnel. Mais le fil est tendu, et l'on veut comprendre. Et l'on comprend.
Quand le voile se lèvera, si vos yeux se mouillent, laissez-les donc faire : nous aurons, au moins, été deux.