C'est dans un quartier résidentiel d'Arlon que Sesmara - la Semois - entame son périple. Histoire de le redécouverte d'une source honorée par les Celtes, et les Romains après eux.

Histoire d'une obstination, aussi : le site, quelque temps oublié, fut redécouvert par M. Lefebvre qui, après avoir fait admettre sa thèse, obtint que des fouilles soient entreprises à l'angle de la rue des Tanneries et du raccordement de la rue Sonnety à la rue des Déportés. Là se trouvait une petite mare intarissable.

Débutés en 1968, les travaux durèrent jusqu'en 1971. Ils permirent de découvrir deux bassins-sources : un grand et un petit. Si le doute peut subsister quant au petit bassin, il est certain que le bassin principal, lui, n'est pas d'origine romaine : il figure sur un plan du génie militaire français, dressé vers la fin du XVII° siècle.

Ces bassins ont servi à l'exercice de leur métier, par les tanneurs établis à cet endroit.

Un moulage de pierre romaine représentant un voyageur se désaltérant à la source fut réalisé par le musée archéologique, et placé entre les deux piscines.