La confrérie du matoufè a été fondée officiellement le 26 avril 1961 et la charte a été déposée le 29 avril entre les mains de Monsieur A. Ledoux, bourgmestre-sénateur de Marche-en-Famenne .
Dans son article premier, la charte stipule : La confrérie du matoufè, issue du Syndicat d’Initiative de la ville de Marche-en-Famenne, a pour but, en tout honneur et dignité, de veiller au grandissement du commerce et du folklore marchois. Elle offre à tous, moyennant devoirs, l’exploitation lucrative de La Grande Alléchance et Renommée Succulence de l’Héritage commun nous venant de notre bien-aimé Terroir Famennois : la spécialité marchoise, le Matoufè. La confrérie a pris pour blason " Noblesse oblige ".
Le costume est simple mais beau .
Il évoque quelques-uns des anciens métiers marchois ainsi que diverses traditions locales : chapeau haut-de-forme gris rappelant la tradition chapelière de la ville, sarrau bleu plissé des bourgeois d’antan, chemise blanche au col haut à coins cassés ornée d’une lavallière, pantalon pied-de-poule bleu et blanc des maîtres-queux remplacé aujourd’hui par le pantalon gris. Les accessoires sont les gants blancs et la canne en bambou avec pommeau en forme d’œuf. Les dames de la confrérie ont adopté la jupe longue grise, la blouse blanche et la cravate lavallière noire de même que le corselet rouge, le chapeau Epsom et les gants blancs , tenue complétée en hiver par une cape.

Médaillon d'ingrédients
Les confrères portent également autour du cou une plaque de cuivre repoussé sur laquelle figurent les " ingrédients du matoufè " à savoir : l’épi de blé, la tête de porc, l’œuf et la poêle à frire. Membre du Conseil Noble des Confréries luxembourgeoises, la confrérie du matoufè s’est structurée en une hiérarchie conférant à tous ses membres des droits mais aussi des responsabilités à honorer. A la tête se trouve la Pairie Noble qui a en charge la bonne marche de la confrérie dans son ensemble. La grande Maîtrise, quant à elle, a la responsabilité de la Fiefferie groupant les maîtres, les aspirants et les confrères honorables (tenue des réunions, représentation dans d’autres confréries etc…). La Maîtrise est composée de douze membres parmi lesquels le Maître de Gueule qui doit goûter le matoufè. La Timbale, elle, a en charge le protocole et la présentation des impétrants lors des chapitres. Le Grand Argentier veille à la situation financière de la confrérie. La Pairie se compose de trois membres qui sont les conseillers du Pair Noble et le Conseil des Sages réunit les aînés.
La confrérie du matoufè tient chapitre le deuxième dimanche d’avril. Il s’agit d’un spectacle haut en couleurs au cours duquel sont intronisés des personnalités.
Marie-Hélène Dourte