Voilà une fleur qu'elle est belle. Mais qui fait ch... les agriculteurs. Normal : ses feuilles et ses racines contiennent des substances purgatives :o)

Aussi beau qu'envahissant, le liseron des champs est l'une des plantes les plus communes d'Europe, où elle croît jusqu'à plus de quinze cents mètres d'altitude. Les enfants l'adorent, au même titre que son cousin des haies, et nos précieux amis les insectes ne crachent pas dessus, tant s'en faut.

Bref, comme disait mon pote Maurice à tout propos : « C'est beau, mais c'est triste ». Car l'un des noms vernaculaires de notre sauvageon : « boyau du diable », n'est pas usurpé. Dépourvu des vrilles et autres racines adventives communes aux plantes grimpantes, il s'enroule littéralement autour de ses hôtes, à une vitesse proprement stupéfiante. Quelques heures suffisent, avec les conséquences qu'on imagine. C'est à ce comportement que la famille des liserons doit son nom latin : « Convolvus » ; de « convolare » - s'enrouler -. Notons au passage que l'on convole en justes noces...
Coupez ses rhizomes et, tel un ver de terre, le voilà ne s'en portant que mieux. Chaque segment conduit à la formation d'une nouvelle plante qui, à son tour, s'élance vers de nouvelles aventures ! Faut-il préciser qu'il a bien failli disparaître sous les assauts de la chimie agricole ? Ce qui eût été regrettable à plus d'un titre, tant il est vrai que le très mellifère liseron est un acteur précieux dans le cadre d'une biodiversité dont on connaît désormais l'importance.
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Convolvus arvensis L.
Vrillée, petit liseron, boyau du diable, campanette, clochette.
Wallon : vôvale (fem.)