Est-ce une impression ? Il me semble que la marguerite, qui met la campagne en fête dès le printemps et durant tout l’été, connaît une expansion remarquable, depuis quelques années. Les effets d’un fauchage tardif de plus en plus répandu, peut-être. Ou peut-être me trompes-je.

Quoi qu’il en soit, elle est belle. Elle est même très belle, dans son habit festif qui adorne talus, prairies et jusqu’aux autoroutes.

Mais, tant qu’à faire, et si l’envie vous prend de m’inviter un de ces quatre, évitez d’en planter un bouquet dans le vase de tante Hélène, là, juste sous mes narines : son odeur caractéristique m’écoeure ! Et je ne crois pas être seul dans le cas. Là-dessus, j’en connais qui vont en faire provision… snif… :o)

Cela étant, elle connut son heure de gloire au Moyen-Âge : le chevalier qui portait deux marguerites sur son écu signifiait de la sorte qu’il était choisi par sa Dame. Par contre, une Dame couronnée de marguerites exprimait qu’elle n’avait pas encore fait le sien. Pour le reste, qui n’a – sans trop y croire, heureusement – effeuillé la marguerite en murmurant : « Elle m’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… pas du tout [coda]… »

Ses vertus médicinales sont plutôt faiblardes, qu’elle partage avec la pâquerette qui semble avoir tout pris. On lui prête toutefois des vertus insecticides… ben tiens… même réincarné en charançon, l’odeur me ferait tomber là… Dame, on ne peut pas tout avoir, n’est-il pas ?
P@3ck
Leucanthemum vulgare Lam. = Chrisanthemum leucanthemum L.
Grande marguerite, grande pâquerette, œil de bœuf, herbe de saint Jean
Wallon : marguèrite