Faut-il présenter l’un des arbustes les plus répandus dans les jardins d’Ardenne ? Simple, double, du blanc au doré en passant par le violet, le lilas annonce le printemps en odeurs et en couleurs.

Originaire de Perse, d’où il fut importé vers le milieu du XVI° siècle, le lilas s’est particulièrement bien adapté sous nos climats, dont il supporte bien la pauvreté des sols et la rigueur des hivers. C’est un arbuste très ramifié, qui drageonne à tout crins, au point de s’échapper des jardins pour former des colonies plus ou moins denses sur les sols pauvres. On le dit alors subspontané et naturalisé.

Il en existe aujourd’hui de nombreuses variétés, aux fleurs presque toujours très odorantes, simples ou doubles, blanches, roses, pourpres, violettes et même jaunes, ou dorées. Une sélection que l’on doit à un pépiniériste de Nancy : Victor Lemoine, qui, entre 1880 et 1930, obtint de nombreux hybrides. On cultive également le lilas de perse, aux fleurs plus petites mais plus parfumées, et d’autres espèces ornementales, venues de Chine.

Blanc, il symbolise l’innocence. Mauve, le premier amour. La jeune écorce, les feuilles et les fruits verts doivent leur extrême amertume à la syringopicrine et à un glucoside qui font du lilas un tonique amer susceptible de rendre d’appréciables services. En Russie, on fait une macération de fleurs (l’huile de lilas) utile aux rhumatisants.
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Syringa vulgaris L.
Wallon : clawçonî – fleur : clawçon