Une bien jolie fleur, et un condiment dont on (re)commence à découvrir la saveur, plus discrète que celle de l’ail cultivé.

Pas de chance pour les autres : l’ail des ours est une plante inégalement répandue en Europe tempérée. En Ardenne, ses colonies plus ou moins étendues sont communes. De quoi faire bel et bon usage de cet ail dont on se demande toujours pourquoi il a été qualifié « des ours ». On doute moins, par contre, de la racine de son nom de genre, celtique (« all » : brûlant). Encore eux.
Et puisqu’elle se cultive facilement au jardin, pourquoi se priver de l’élégance de ses fleurs, alliée à la saveur de ses bulbes et de ses feuilles, employées cuites ou mêlées à la salade. Consommées ainsi pendant une vingtaine de jours, elles constituent une bonne cure dépurative printanière.

Pour le reste, cette plante vivace possède les mêmes vertus que l’ail cultivé : vermifuge et stimulante, les feuilles fraîches pilées s'emploient en cataplasme sur les furoncles et les abcès.
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