Gentille petite étoile, dont les flaques blanches embellissent la forêt printanière, avant que l’épaisseur des frondaisons ait raison de ta fleur.

En voilà une qui ne possède aucune particularité médicinale connue. La « théorie des signatures* », constatant que sa tige, fragile, se cassait facilement, a bien vue en elle un remède contre les os brisés (« holos » et « osteon » signifiant « entier » et « os »). Mais rien, jamais, n’est venu le confirmer. Tout au plus signalera-t-on que ses propriétés rafraîchissantes l’ont fait employer contre les furoncles.

On se contentera donc – et ce n’est déjà pas si mal – de se réjouir à la vue de ses fleurs aux cinq pétales fendus jusqu’au milieu, tant qu’elles sont visibles : la relative obscurité estivale, sous les frondaisons où elle aime à se réfugier, les voit disparaître. La stellaire attend alors l’automne pour développer, à partir de sa base, un réseau de rameaux jaunâtres.

P@3ck
Stellaria holostea L.
Langue – bec – d’oiseau, herbe de la sainte Vierge, gramen fleuri
*La théorie des signatures est donnée par Paracelse (XVIème s.) ; selon elle, les propriétés médicinales d’une plante devaient correspondre à son aspect, à sa couleur.