Cuisine traditionnelle en Haute-Ardenne : suite. Comment nos aïeux se nourrissaient-ils les jours de fête ?
Le jour de la fête au village : ce jour spécial de liesse était agrémenté d’un bon dîner : bouillon de légumes avec queue de bœuf, rôti de bœuf avec légumes tels que pois et carottes, une crème à la vanille comme dessert. Le goûter n’était pas en reste et voyait défiler les tartes au riz, au sucre , aux fruits.
Le jour de Noël était celui du boudin noir, des pommes de terre et du chou, sans oublier évidemment quelques douceurs. A la Chandeleur : l’on préparait quantité de crêpes pour le goûter.
Pour Pâques : œufs cuits durs à tous les repas ! De magnifiques œufs teintés avec des épluchures d’oignons. Le dîner consistait en une bonne soupe à l’oignon suivie parfois d’un morceau de lapin aux pruneaux.

UN METS DE CHOIX
Les grives prises au collet représentent un met de choix. Cette chasse était très pratiquée alors. Si vous essayez aujourd'hui, c'est le garde forestier qui vous mettra "la main au collet", vous serez beaucoup moins fiers que nos deux chasseurs ci-dessus.

AU FIL DES SAISONS
Printemps et été : étaient mis à l’honneur tous les légumes du jardin, de même que la chicorée des champs et les champignons des champs (agarics champêtres). Les myrtilles étaient fort appréciées également en confiture ou écrasées simplement avec du sucre.
Automne et hiver : Choux de toutes sortes, champignons des bois, potées consistantes, gibier parfois constituaient de bons repas d’hiver.

Marie-Hélène Dourte