A la fin du 19ème siècle, jusqu'au début du 20ème, comment se nourrissaient nos arrière-grands-parents ? Quels produits avaient-ils à leur disposition ? Quelles étaient leurs habitudes alimentaires ? Nous allons tenter d’y répondre dans cet article.
Qui dit Ardenne dit terre de paysans, dure, âpre, aux contrastes violents. Qui dit paysan pense pauvreté et labeur. Il en était ainsi dans notre région jadis et l’alimentation constituait pour nos ancêtres un souci quotidien. Les repas de la journée étaient au nombre de quatre : le déjeuner, le dîner, le goûter et le souper. L’Ardennais se levait généralement assez tôt , vers 5 heures du matin en été. Son déjeuner consistait en une poêlée de pommes de terre rissolées avec du saindoux (fin du XIXe siècle). Plus tard, les tartines à la confiture ou au sirop de même que les œufs sous toutes leurs formes feront leur apparition à table.

Bon, celui-là, on sait déjà qu'il n'a pas eu faim... cette année là
Une collation s’intercalait entre le déjeuner et le dîner : elle était généralement composée de tartines légèrement beurrées. Le dîner était plus consistant : un potage fait avec les légumes du jardin suivi d’une potée avec des lardons. Le goûter, pris aux alentours de 17 heures, était fait de tartines au sirop et d’une tasse de café (ou de substitut de café à base de glands). Le soir, l’Ardennais mangeait des pommes de terre rissolées, des tartines de maquée (fromage blanc) ou de confiture ou bien du matoufèt (préparation aux œufs, lait, farine, lardons : voir la rubrique "une confrérie, une recette ", saveurs du terroir), mais parfois, en période de vaches maigres, il se contentait d’un " potage " au gruau d’avoine.
Marie Hélène Dourte