L’Ardenne est parsemée de croix. Votives ou commémoratives, elles font partie d’un petit patrimoine qui, indépendamment des convictions, vaut d’être protégé. Histoire de la croix Chmits, dans le Grand-Bois de Vielsalm.
Le 8 juillet 1843, à l’endroit où est érigée la croix commémorative* qui porte son nom, est découvert le corps ensanglanté du brigadier des douanes Chmits (avec un "C" et un « s » : les cartes ne sont pas à une approximation près…). À côté de l’infortuné, son fusil de service.
Les circonstances restent d’autant plus floues que le temps a passé. Accident ? Suicide ? Ou crime, maquillé en accident ?

L’ancienne frontière avec la Prusse se trouve à un jet de pierre : la fraude était alors une activité fort répandue. Les enjeux ne se limitaient pas à quelques paquets de tabac, et la lutte était rude, entre fraudeurs et douaniers. Au point de se terminer parfois tragiquement.
L’Histoire, dans ses zones d’ombre, voisine souvent avec l’imagination : à vous de jouer. Mais sachez qu’un certain Marcellin La Garde vous a précédé, dans son recueil : « Le Val de la Salm ». C’est en effet précisément dans les environs qu’il a situé la saga du « Fraudeur de Tinseubois ».