C'est en 1767 qu'est érigée la nouvelle église de Froidlieu. Celle-ci sera "au milieu du village", et l'on y translatera plusieurs objets issus du temple primitif.

Lieu d'habitat depuis des temps immémoriaux, Froidlieu est un hameau tranquille d'une remarquable homogénéité architecturale dont l'ensemble remonte au XVIIIème siècle. Une homogéneité qu'il doit sans doute en partie à plusieurs années d'abandon, au cours du XVIIème siècle : les bandes armées qui sévissent dans le pays à l'occasion de la Guerre de Trente Ans, puis de celle opposant la Françe à l'Espagne, font fuir les habitants vers des lieux plus cléments, ou mieux protégés.

Entre 1655 et 1659 par exemple, le village est renseigné abandonné de tous ses habitants. Et lorsque le curé Fontaine est nommé à Froidlieu, en 1715, il trouve la cure à l'abandon, et l'église en piteux état. Sa situation est isolée, à l'écart du village et sur un lieu difficile d'accès par mauvais temps. Alors, tant qu'à relever le village, autant y ériger une église dans la foulée.
Sitôt dit, sitôt fait. Consacré à saint Barthélemy, l'édifice est conséquent, de type mononef. Il renferme un très bel et abondant mobilier datant du XVIIIème siècle : autels, chaire de vérité et bancs datent de cette époque, de même que le chemin de croix.

Des sanctuaires typiques de l'Ardenne, il conserve un climat bien particulier. Est-ce du à la persistance du bon vieux poêle en son centre ? Allez savoir.

Mais, bien sur, l'un des grands intérêts de l'église nouvelle, c'est de receler quelques belles pièces provenant de l'église primitive.

Ainsi en est-il des fonts baptismaux gothiques, du dallage et de quelques belles pierres tombales, dont l'une est pour le moins curieuse.

Un trésor sur lequel veille Edmond Cawet, chez qui on vous remettra avec beaucoup de gentillesse les clefs d la porte massive.
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