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Végétafiche : la chicorée sauvage
Ecrit par :Patrick Germain 25-10-2007
Son nom vient d’Égypte, d’où cette belle orientale semble avoir conquis nos contrées : la longue floraison de la chicorée sauvage est de toute beauté, et sa descendance est nombreuse.


C’est dans l’un des plus anciens textes égyptiens connus que la chicorée sauvage est mentionnée pour la première fois, 4.000 ans avant l’ère chrétienne. Elle est, depuis, restée un bienfaisant remède auxquels la phytothérapie est restée fidèle.

Mais, avant de nous pencher sur ces applications, arrêtons-nous un instant sur sa floraison qui - seuls quelques capitules s’ouvrant simultanément - se prolonge plusieurs mois durant, offrant aux bords des chemins de la Calestienne (dont elle apprécie les sols secs et calcaires) de lumineuses oasis d’un bleu inimitable. Photopériodique, la chicorée sauvage ouvre ses fleurs au lever du soleil, et les referme dès l’après-midi avancée, si elles ne restent purement et simplement fermées par temps couvert.

Il n’en fallait pas plus pour lui prêter des vertus curatives dans les affections des yeux. Ce qui, en fait, est beaucoup moins avéré que les vertus toniques, stomachiques, dépuratives et légèrement laxatives. Les feuilles stimulent par ailleurs la fonction du foie et sont diurétiques.

Mais notre chicorée ne s’arrête pas en si bonne voie : ses feuilles – récoltées avant la floraison, faute de quoi leur latex les rend incomestibles – sont utilisées en salade. C’est elle, par ailleurs, qui a donné naissance aux nombreuses variété potagères que nous consommons sous les noms de scarole, frisée ou autre endive, moins amères et donc moins actives. Les racines torréfiées constituent un succédané du café très connu, vierge des défauts de celui-ci et apportant à l'organisme de précieux sels minéraux. On utilise aussi une variété cultivée pour produire les racines, utilisées après torréfaction : « Qui a bu boira, chicoré-e Pacha »...

P@3ck




Crédit(s) photographique(s):Patrick Germain (Région de Wellin - 2006)

Note :

Cichorium intybus L.

Chicorée amère, barbe de capucin, écoubelle bleue, yeux de chat, chicon, laideron

Wallon : cécorèye

Source :
  • « Guide des plantes sauvages » et « Secrets et vertus des plantes médicinales » - Sélection du Reader’s Digest
Sur la toile :



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